Tableau d'illustrations représentant différentes saisons, avec des peintures de style impressionniste pour chaque saison : hiver, été et automne.

Habiter
l’imaginaire



L'éphémère comme choix décoratif de l’espace.

Créer un cocon olfactif fait de senteurs choisies, accompagnant les moments agréables.
Un guide autant qu’un compagnon de voyage à travers l’imaginaire. Le temps d’une lecture, d’une musique, d’une danse.
Nos lieux de vie sont des espaces sur lesquels nous apposons nos envies. Nous les décorons de notre personnalité pour nous y sentir bien et y pratiquer les activités que nous aimons.

Il n’est pas rare d’accompagner ces activités d’une boisson choisie, d’une musique, d’une lumière particulière, qui participent au plaisir que nous avons lors d’un moment avec un livre, un film, un jeu. Une ambiance olfactive accompagne naturellement ces instants d’immersion.
Les senteurs dialoguent avec la mémoire et participent à l’immersion dans un récit.

Des senteurs pouvant évoquer une forêt profonde, la bibliothèque d’un manoir, les parfums doux d’un café de la Belle Époque ou d’une taverne de fantasy.
Un compagnon qui trouve sa place par le geste simple d’une pulvérisation autour de soi.
L’air d’une pièce est une base neutre, que l’on peut décorer selon son goût. On y dépose une senteur le temps d’un chapitre de lecture, d’une aventure épique dans un jeu de rôle, d’une soirée en agréable compagnie.

Des instants éphémères durant lesquels les fragrances, comme la musique, donnent une couleur olfactive et une atmosphère à ce moment précis.
L’odorat s’y habitue, l’effet sur l’esprit persiste. C’est le fonctionnement naturel des sens. On travaille avec eux, pas contre eux. Pas de saturation, mais une présence qui donne une couleur à l’instant.

Le moment passé, le neutre reprend sa place, telle une toile vierge attendant le prochain coup de pinceau olfactif.

Mes brumes sont éphémères, pensées pour accompagner une activité précise ou simplement un moment de plaisir.

Leur présence va de quelques minutes à un peu plus d’une heure. Ce n'est pas une limitation, mais le cœur de la démarche.

Le but n’est pas de parfumer un espace éternellement. Au contraire, c’est une décoration que l’on applique et change à l’envi. L’espace est une base neutre, les senteurs y apparaissent et en disparaissent, laissant leur souvenir à l’esprit.

L'odorat s'habitue vite à une odeur, ce n’est pas un défaut c’est son fonctionnement naturel ; la fragrance fait son travail, puis elle laisse place, pour revenir surprendre parfois au fil du temps. On ne parfume pas une pièce pour toujours. On crée un cocon pour un moment précis — une heure de lecture, une partie de jeu de rôle, une conversation en agréable compagnie. Puis l'air revient à lui-même, et le moment a eu lieu. Il a existé pour ce qu’il est, un instant vécu, presque hors du temps.

La mémoire olfactive est une capacité extraordinaire. Une odeur peut ramener un souvenir avec une précision et une émotion spectaculaire. L'imagination se sert de l’olfactif : elle projette dans un lieu que l'on n'a jamais visité, une époque que l'on n'a jamais vécue. C'est ce territoire de résonances que j'explore, fragrance après fragrance.


Cohérence dans l’imaginaire.

Les mythologies, la littérature, ainsi que toutes les formes d’expression de l’imaginaire — cinéma, jeux de rôle, théâtre, opéra, dessin, musique, danse ou encore jeu vidéo — sont des manifestations bien réelles de l’imaginaire.

Elles prennent racine dans ce que l’humanité possède au fond d’elle-même : cette faculté à imaginer, créer, exprimer et faire ressentir.

Tout a une histoire à raconter, quel que soit le médium, et chacune de mes créations possède son histoire, sa façon de la raconter et sa cohérence propre avec son thème.

Celui-ci est abordé avec rigueur, profondeur et émotion.

À travers chaque flacon, je propose ma vision, mon ressenti de cette histoire, tout en prenant soin de laisser cet imaginaire suffisamment ouvert pour que vous puissiez vous l’approprier, l’associer à vos moments privilégiés et créer votre propre ambiance, votre propre récit.

J’aime les histoires. Celles qui ouvrent une porte vers d’autres époques, d’autres mondes. Celles qui nous happent, nous emportent par les émotions.

À défaut de pouvoir les visiter réellement, on s’y projette.

J’aime explorer ces lieux de fiction et une question me vient naturellement. C’est souvent un point de départ pour mes créations : quelles senteurs caractérisent ce lieu du récit ? Quelle odeur pourrait habiter cette forêt ancienne traversée par les protagonistes ? Que révèle l’atmosphère de ce bureau mystérieux lorsque sa porte s’ouvre enfin ? Et cette description joyeuse et gourmande d’un café de la belle époque ?

Comment refléter la sincérité de cet instant où le personnage nous parle avec fierté et émotion de la recette de beignets au zeste d’orange de sa grand-maman ?

Pour retranscrire ces sensations olfactives, je me documente auprès des œuvres elles-mêmes, puis sur les matières des lieux, sur l’atmosphère qui habite les scènes décrites.

Je m’intéresse autant à ce qui constitue matériellement un décor, pierre chaude, végétation luxuriante, lumière douce, qu’à ce que la scène véhicule émotionnellement, joie, apaisement, nostalgie...

Je peins, à ma façon, les décors olfactifs de l’imaginaire.

Armand Lavender — Résonances Olfactives.

Pour mieux comprendre l’origine de ces créations et la démarche qui les façonne, je vous invite à découvrir
l’univers d’Armand Lavender.